Les travailleurs russes de l’automobile fêtent la victoire chez Antolin

Selon l’ITUA, la grève a démarré le 15 octobre après de longues négociations au cours desquelles la direction a d’abord choisi de jouer la montre pour ensuite stopper unilatéralement les discussions au début du mois de septembre.

Les revendications principales des travailleurs comprenaient des hausses salariales au-delà de l'inflation, une amélioration des conditions de travail, une majoration pour les postes de nuit et des indemnités compensatoires pour conditions de travail pénibles.

Le syndicat a tenté de faire reprendre les négociations par une grève du zèle au début septembre. Ces deux jours d’action n’ont toutefois pas ramené l’employeur à la table de négociation et, ayant épuisé tout autre recours légal, le syndicat a décidé de mener des actions.

Malgré la pression psychologique, la direction ayant même requis la présence de la police anti-émeute pendant la grève, les travailleurs sont restés unis et déterminés. L’équipe de nuit a arrêté le travail à 22h45 et les grévistes ont annoncé qu’ils ne quitteraient pas le périmètre de l’usine tant que leurs revendications ne seraient pas rencontrées.

La grève a ramené la direction aux négociations, qui ont repris à 18h00 le 16 octobre pour prendre fin près de quatre jours et demi plus tard. Celles-ci se sont achevées par la signature d’un accord qui comprend entre autres choses les clauses suivantes :

L’usine de production de pièces en plastique de Saint-Pétersbourg appartient à l’équipementier espagnol Grupo Antolin, important fournisseur du secteur automobile. Elle emploie approximativement 150 travailleurs. La moitié d’entre eux environ sont des adhérents de l’ITUA.