Les travailleurs de l’usine géorgienne d’engrais font monter le conflit d’un cran

L’affilié d’IndustriALL, le Syndicat des travailleurs des industries de la métallurgie, des mines et de la chimie de Géorgie (TUMMCIWG) a également appelé le Ministère du Travail à nommer un médiateur pour résoudre le conflit.

Les quelque 2.000 travailleurs et travailleuses de l’usine n’ont reçu que moins de la moitié de leurs salaires depuis qu’Azot a mis la production à l’arrêt le 27 juillet.

Le 15 septembre, plus de 150 syndicalistes ont bravé la menace de renvoi et ont manifesté devant les bureaux d’Azot en revendiquant que la production reprenne.

Les travailleurs ont exigé que l’entreprise :

Après la manifestation du 15 septembre, le propriétaire de l’usine, Roman Pipia, a annoncé que ses services recevraient à nouveau du gaz pour le 19 ou le 20 septembre et que l’usine serait relancée. Il a également déclaré que la direction travaillait déjà au renforcement des capacités de production. En principe, ceci permettrait de doubler les salaires en deux ans. Cependant, en dépit de ces promesses, l’usine est toujours à l’arrêt.

Après la réunion au cours de laquelle il s’est exprimé, M. Pipia a également discuté de la situation avec Tamaz Dolaberidze du TUMMCIWG et l’a assuré qu’il contacterait les banques pour reporter les échéances mensuelles des emprunts jusqu’au redémarrage.

Le TUMMCIWG a exprimé l’espoir que l’entreprise reprenne les négociations et que les problèmes soient résolus de manière constructive.