Les préjugés anti-syndicaux confirmés à l’assemblée générale de Rio Tinto

Les protestations qui étaient organisées et coordonnées par le réseau minier de Londres (London Mining Network) avaient lieu sous la bannière “récits de résistance”. Les “récits de résistance” évoquaient les faits suivants:

Ces récits de la résistance pour la défense des droits des peuples indigènes, des droits des travailleurs et travailleuses, des droits de la personne en général et de l’hygiène de l’environnement, avaient du mal à se faire entendre dans la salle de l’assemblée générale car ils étaient couverts par les cris des membres du bureau de l’assemblée générale et des actionnaires qui voulaient entendre parler d’investissements et de profitabilité.

Un actionnaire s’est toutefois préoccupé de savoir pourquoi le rapport de l’entreprise ne mentionnait pas la Greenwash Gold Campaign qui avait été votée l’année dernière par le public et avait été gagnée par Rio Tinto. Le président de Rio Tinto, Jan du Plessis, a répondu qu’il n’avait aucunement l’intention de médiatiser la Greenwash Gold Campaign dans le rapport de l’entreprise.

Glen Mpufane de IndustriALL Global Union a posé des questions sur les relations conflictuelles de l’entreprise avec les syndicats, en mentionnant notamment le lock-out en 2012 du personnel à la fonderie d’Alma au Québec, Canada, et si l’entreprise s’inquiétait de son image antisyndicale.

Sam Walsh a répondu que le conflit à la fonderie d’Alma au cours du premier semestre de 2012 portait sur la rémunération et la façon de faire des affaires, sur l’amélioration de la productivité et sur la viabilité du haut-fourneau. Selon lui, l’entreprise n’est pas antisyndicale, en ce sens qu’elle respecte le droit des travailleurs et travailleuses d’adhérer ou non à un syndicat, {mais} que sa préoccupation primordiale était de maintenir un contact direct avec ses salariés.