L’incendie d’une usine en Tunisie témoigne du manque de mesures de sécurité

Bien qu’il n’y a pas eu de victimes, l’incendie met en évidence le manque de mesures de sécurité et de sûreté sur le lieu de travail. Le feu a rapidement pris de l’ampleur et s’est propagé à l’ensemble de l’usine, ce qui témoigne de l’absence de système de lutte contre l’incendie et d’équipement de protection à cet égard, ainsi que de l’absence de dispositifs d’alerte précoce.

Depuis l’incendie, l’entreprise a repris une activité partielle sur un autre site et environ 700 travailleurs et travailleuses ont pu reprendre le travail.

Tahar Berberi, Secrétaire général de l’affilié d’IndustriALL, la Fédération Générale de la Métallurgie et de l’Électronique, FGME-UGTT, indique :

“L’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) a joué un rôle important dans le processus puisque son Secrétaire général Noureddine Taboubi a rencontré une délégation représentant la société mère de Valeo. Au cours de la réunion, la direction s’est engagée à payer les salaires et à transférer les travailleurs et travailleuses sur un site temporaire jusqu’à ce que l’usine soit reconstruite. L’UGTT s’est engagée à soutenir la reprise de l’activité et à accélérer certaines des procédures.”

L’incendie aurait débuté dans une usine adjacente et se serait propagé à celle de Valeo après qu’un palmier ait pris feu.